La MRC de Maria-Chapdelaine tire la sonnette d’alarme sur la situation critique au kilomètre 59 sur le Territoire non organisé des Passes-Dangereuses (chemin Domtar), abordée lors de la séance du conseil du 17 janvier, en réponse aux nombreuses interventions et demandes en ce sens.
Depuis quelques mois, des manifestants perturbent activement la circulation au kilomètre 59 sur le TNO. La MRC souligne la nécessité d’une intervention rapide, affirmant que ce chemin public relève de la responsabilité de la Sûreté du Québec pour garantir la libre circulation des entrepreneurs et des villégiateurs qui doivent y accéder. Depuis août, le blocus impose des restrictions sévères au transport du bois par le chemin de catégorie 1 pour l’industrie forestière, suscitant des inquiétudes parmi les travailleurs du secteur forestier. La MRC de Maria-Chapdelaine lance un appel urgent au gouvernement pour lever ce blocus, permettant ainsi la reprise des opérations forestières. La sécurité des usagers et la préservation de nos infrastructures collectives, cruciales pour le bien-être économique de la région, sont en jeu.
« Sur le plan économique, il est inacceptable que quelques individus aient le pouvoir de mettre en péril les moyens de subsistance de nombreux autres. Ils ne devraient pas avoir le pouvoir de paralyser l’économie d’une région », affirme M. Luc Simard, préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine.
Face à l’urgence de la situation, la MRC a été contrainte de puiser dans son fonds d’urgence avant l’hiver pour effectuer des travaux d’entretien, car la route présentait un danger imminent. Les récentes chutes de neige ont également entravé l’accès des entrepreneurs à la forêt. Historiquement, les associations de villégiateurs, en collaboration avec l’industrie, assuraient l’entretien de cette voie et garantissaient le bon état de la route, préservant ainsi la sécurité des usagers et évitant des dommages permanents à l’infrastructure lors du dégel printanier.
La MRC de Maria-Chapdelaine insiste sur la nécessité d’une action immédiate pour mettre un terme au blocus au kilomètre 59 sur le TNO. Cette situation, qui paralyse l’économie locale, compromet les situations financières de nombreux travailleurs et accroît le risque de fermeture potentielle d’usines. La capacité de nos entrepreneurs à mener à bien leurs activités, contribuant ainsi au dynamisme économique régional, est sérieusement compromise et requiert une résolution rapide.